TOKYO (Reuters) - Plusieurs milliers de personnes ont manifeste dimanche a Okinawa pour denoncer la criminalite liee a la presence de bases militaires etatsuniennes sur cette ile du sud de l'archipel nippon.
L'arrestation le mois dernier du marine Tyrone Hadnott, soupconne du viol d'une collegienne de 14 ans, a ranime la colere de la population qui cohabite depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale avec des milliers de soldats etatsuniens bases sur l'ile. Prenant la parole lors de la manifestation, le maire de la ville d'Okinawa, Mitsuko Tomon, a condamne "les crimes et les accidents lies a la presence des bases etatsuniennes" et a redit la "colere" des habitants.
"A chaque fois, nos voix sont etouffees et les crimes se poursuivent", a-t-il lance a la foule rassemblee sous la pluie dans la ville de Chatan, rapporte l'agence de presse Kyodo. Les manifestants - qui etaient 6.000, selon les organisateurs - ont exige la revision de l'accord sur le statut des forces etatsuniennes au Japon, afin d'etendre les pouvoirs des juridictions nippones. Les precedentes demandes de revision de cet accord ont toutes ete rejetees par Tokyo et Washington. Ce traite ne concerne pas l'affaire Hadnott, le marine ayant ete interpelle a l'exterieur de la base par la police japonaise.
Vivement mise en cause sur internet, l'adolescente a par la suite retire sa plainte et la police japonaise a remis Hadnott aux autorites militaires etatsuniennes, chargees de l'enquete. Treize mille des 50.000 militaires etatsuniens stationnes au Japon sont bases a Okinawa.
Linda Sieg, version francaise Gregory Schwartz