accueil envoyer un e-mail au webmaster
   
 

INFORMATION
par Sempai Keitaro
Tokyo est confrontee a une penurie de bureaux.
14/03/2008

L'absence de nouveaux programmes limite considerablement les surfaces disponibles. Du coup, les loyers s'envolent, chassant les entreprises en dehors de la capitale. Le retour a la normale est attendu en 2010. C'est un transfert classique qui s'opere a chaque fois que les loyers de l'immobilier de bureau s'envolent. Les entreprises fuient alors le centre de Tokyo vers la peripherie. Elles sont plusieurs aujourd'hui a prendre la direction de Yokohama, le port situe a une trentaine de kilometres. La, les loyers sont moitie moins chers qu'a Minato, Chiyoda ou Marunouchi, les quartiers les plus centraux de la capitale, ou ils ont retrouve les niveaux de 1997.

Certes, Tokyo ne revient pas aux exces des annees 1990, ou les loyers tutoyaient les 40.000 yens par tsubo (924 euros par metre carre et par an). Mais avec une moyenne de pres de 532 euros par metre carre et par an, il existe, selon Building Group, des secteurs ou la demande des proprietaires atteint 809 euros par metre carre et par an. Le goulet d'etranglement actuel est la consequence de decisions prises en 2004 ou 2005. Craignant des lendemains plus difficiles, les developpeurs et les investisseurs ont alors joue la prudence en acquerant peu de terrains et en lancant peu de chantiers. D'une certaine maniere, ils ont organise la penurie d'aujourd'hui qui devrait durer jusqu'en 2010.

Chaque nouvelle surface disponible est l'objet de convoitises acharnees. La Grand Tokyo North Tower, un immeuble de 43 etages situe pres de la gare principale de la capitale, et dont la construction a debute en octobre 2007 pour une livraison prevue en 2013 a deja place l'integralite de sa partie bureaux. Paradoxe, Yokohama, que la municipalite tente d'eriger en nouveau quartier d'affaires, connait une situation inverse puisque son quartier tres prise de Minato Mirai compte actuellement pas moins de 4 immeubles prets a etre commercialises. Curieusement, le manque de surfaces disponibles n'explique pas a lui seul la relative atonie des transactions. Depuis un certain temps deja, investisseurs et developpeurs se montrent tres attentifs aux effets du ralentissement etatsunien sur l'economie japonaise et, par extension, a l'impact de la crise des «subprimes ».

Par MICHEL DE GRANDI (Les Echos)

ACCUEIL      FORUM      JAPON      MUSIQUES      ANIME/MANGA      LIVRE D'OR     NOUS CONTACTES
www.Japan-world.net © 2003-2007