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L'époque Yayoi (400 av. notre ère à 250 ap.)

 

L’apparition presque simultanée du bronze et du fer au Japon, parfois même inversée, le fer apparaissant antérieurement au bronze, laisse supposer que les techniques de fontes et de travail des métaux ont été empruntées à la chine. Même si la culture Yayoi pratique aussi la riziculture sèche en terrasses, la riziculture irriguée, qui devient l’une des manifestations les plus caractéristiques de la période Yayoi, est également d’origine chinoise, les premières preuves de riziculture ayant été découvertes autour de 5 000 ans avant notre ère près du fleuve Yangzi. Des restes d’embarcations datant de la période Yayoi ont d’ailleurs été découverts à plusieurs reprises ainsi qu’une représentation figurée dépeignant le transport d’hommes et d’un cheval.
L’introduction de la riziculture entraîne un bouleversement dans la société. Les populations se regroupent en villages, et une diversification sociale s’établit, que reflètent les modes d’inhumation. Des rites agraires et de fertilité, liés au développement de l’agriculture, par exemple des offrandes déposées dans des récipients de terre cuites près des canaux d’irrigation, ont fait leur apparition. Le phénomène le plus marquant reste cependant une grande diversification des rites funéraires. Des cercueils de pierre et de bois ou des jarres-cercueils, de même que la présence d’une sorte de dolmen recouvrant la tombe, sont des pratiques courantes, que l’on retrouve en Corée et en Mandchourie. Alors que les champs de « jarres-cercueils » peuvent constituent de véritables cimetières, on note aussi la présence de tumulus regroupent plusieurs individus, et de défunt enfouis seuls sous des tumuli à distance des villages. Ces tumuli sont entourés d’un fossé et contiennent des offrandes (sabres, miroirs, perles, …) enterrés avec le défunt. Nombre de ces mausolées individuels datant du Yayoi final ont été découverts dans la préfecture D’Okayama.
tours de guetLes villages plus nombreux qu’à l’époque Jômon entrent dans des conflits de voisinage et le Yayoi final est marqué par des guerres incessantes, les informations fournies par les chroniques chinoises étant confirmées par les vestiges archéologiques. Des fossés, des palissades et des tours de guet viennent entourer les villages construits en plaine, une nécessité du fait de la riziculture, et nombreux sont les corps inhumés qui présentent des blessures ayant entraîné la mort. Les vestiges archéologiques permettent de faire ressortir deux régions comme les centres principaux de la culture Yayoi, le Kansai et le Yamato. C’est là que va naître une tendance à l’unification....Suite

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